Une gueule à chier contre
Je suis seule au boulot depuis lundi et ça permet de faire le tri.
Je m'en doutais, mais maintenant je le sais, le seul intérêt de ce travail, et sûrement des autres, c'est les gens avec qui on bosse. Ceux qu'on aime, bien sûr.
Il ne reste, dans le bureau en face, que l'handicapé des rapports humains. Il en faut j'imagine. Il fait un peu pitié, mais il a un défaut que je ne supporte pas : il est radin. Il a aussi un sens de l'humour bien lourd.
Sa présence renforce encore ma solitude. Il y a des gens comme ça.
Une autre découverte, c'est que le soir j'ai vraiment l'impression d'être crevée, mais qu'il ne faut pas pour autant rentrer, prendre un bain et se coucher. Si je sors faire quelque chose, n'importe quoi, je vais mieux. Le travail tue.
"Trop de pression". C'est taggé sur un mur à la fac, je le vois en passant le matin.
Oui, trop de pression.
Sans parler du harcèlement insidueux, de la culpabilisation constante.
Ils ne se rendent même pas compte, j'en suis sûre. Ils sont tellement dans leur mode de pensée qu'ils ne voient pas ce qui se passe autour.
Je deviens parano.
Je demande aux copains de m'écrire sur ma boîte perso, je blogue moins.
La peur s'installe. Je me sens emprisonnée. Une prison dorée, certes, mais les murs sont épais.
Ca ne pourra pas continuer comme ça. Je dois trouver une solution. Changer.
Mais pour ça, je dois avant tout surmonter ma peur.
Tiens, et si je me faisais une petite liste de résolutions pour 2006, histoire de me marrer ?
0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home